J'AI FAIT UN REVE...

 

J’ai fait un rêve…

 

J’ai fait un rêve…

Un rêve où l’Océan s’adressait aux  Etoiles

Où la flamme des montagnes reflétant les colères du Soleil

Revêtaient les couleurs d’un espoir infini.

 

J’ai fait un rêve…

Un rêve d’immensité terrible où la Beauté telle une flèche subtile

Voyageait dans le néant de l’intersidéral.

Elle portait, la flèche de cette beauté

Toutes les musiques des mondes qui sont nées depuis très longtemps

Et à chaque trait de plume de sa queue en bataille

Telle une comète folle de mystères englacée

Traçait une planète emplie d’innocence rare.

Ces planètes devenaient tout simplement un monde

Peuplé de forêts denses et de poésie pure !

Chaque monde ainsi fait se gorgeait de verdure

De musique et d’amour et de littérature.

 

Sur une de ces planètes je me suis arrêté

Dans un de ces mondes, j’ai voulu faire une halte

O dieu ! Quelle immensité !

Quelle beauté !

Des forêts merveilleuses où les animaux parlent

Des cascades en délire retombant dans l’azur

Des océans purs abritant une vie

Que l’imagination de l’Homme n’ose même pas « penser »

 

Un monde. Un monde grandiose et pur

Un  monde tel que la flèche l’a crée…

La flèche… vous  savez…
Celle qui parcourt l’espace tel un dard messager

Et qui transporte les âmes qui doivent changer de monde.

 


Les âmes qui n’ont pas eu de chance sur cette terre

Les chagrins de la vie, les chagrins du destin.

Les petites filles vendues, les enfants torturés

Ils sont partis là-bas, dans un monde si  lointain et si proche … pourtant …

 

Mais à présent, ils jouent avec les loups,

Les lions, les licornes des forêts…

La forêt nourricière et nourrice à la fois,

Les a pris en son sein et les a protégés 

Protégés de la fureur de l’homme terrestre,

De son culte de l’argent…

La forêt a rempli son rôle de Mère…
Et de Mer verte qui s’étend jusqu’au début de l’océan…

 

L’océan qui rougit dans son bleu de merveilles,

Qui vrombit du désir de les voir si heureux,

Les enfants…
Ils dorment aux creux des vagues,

Ils dorment aux creux des muscles endormis des animaux puissants

Débonnaires et frères de sang de l’homme et de l’enfant.

 

O merveilles,

Paysages qui explosent dans une beauté cosmique

Aux confins des mystères et des légendes épiques.

Le cosmos se gonfle et prend de la vitesse

Il est en expansion, c’est du moins ce qu’on nous dit

Alors, répands-toi, cosmos

Répands-toi dans l’Infini et ne finis jamais

Créer des espaces magiques où la Beauté triomphe

Crées-les plus que jamais, oh non n’en finis pas !

En expansion tu es ? Il faut le demeurer.

Fais en sorte que le temps se courbe quand il veut

Ainsi que la lumière, et ainsi que l’espace

Fais en sorte que demain puisse enfin être hier

Ou aujourd’hui, ou un mot inventé

Et déverse-nous sans fin une musique de vie

Qui construit les planètes et les mondes merveilleux.

Je suis sûr que guidé par Celui qui te créé,

Tu navigues dans le « rien » et construit à ton gré

Que le « rien » devienne « tout ».

Que le « non » devienne « oui »

Que la mort devienne vie.
Mais la vie, la flèche-comète

La transporte avec les âmes…
Ailleurs ! Dans un autre monde !

Où tout est merveilleux…

Où les animaux de la forêt et de l’océan rient avec les enfants…

En musique…

 

 

                                      Patrice Gelsi

                                      ( 10 Octobre 2005)

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